Trek au Cap-Vert : notre itinéraire à Santo Antão
Vous rêvez de marcher au cœur d’une nature unique ? Est-ce que vous connaissez le Cap-Vert ? Il s'agit d'un pays assez méconnu, donc laissez-moi vous en dire un peu plus. Le Cap-Vert est un archipel de dix îles volcaniques, dont neuf sont habitées, dans l’Océan Atlantique au large des côtes du Sénégal. La capitale Praia se trouve sur l’île de Santiago, qui est aussi l’île la plus grande et la plus peuplée.
Dans cet article, je vais vous parler de l’île de Santo Antão. D'ouest en est, de ses montagnes arides à ses vallées verdoyantes, l’île est un terrain de jeu incroyable pour les amoureux de la marche et de la nature. C'est ici que nous avons réalisé un trek au Cap-Vert de six jours, en traversant les paysages les plus emblématiques de Santo Antão. Chaque journée nous a réservé son lot de découvertes (et de surprises) : des cultures en terrasse aux falaises vertigineuses, en passant par des petits villages isolés.
Pourquoi faire un trek au Cap-Vert à Santo Antão ?
Parmi les dix îles qui composent le Cap-Vert, Santo Antão est la référence pour les randonneurs. L'île est située à l'extrême nord-ouest de l'archipel et elle séduit par ses paysages spectaculaires. Santo Antão offre une diversité de paysages étonnante, les sentiers traversent des montagnes escarpées désertiques, des cultures en terrasse, des vallées verdoyantes. C'est ce qui fait de Santo Antão un choix incontournable lors de l'organisation d'un trek au Cap-Vert.
L'île de Santo Antão a conservé un caractère authentique. On y croise davantage d'habitants que de touristes, les hébergements sont chaleureux et familiaux, mais simples où le confort est parfois sommaire. L'eau courante n'est pas toujours disponible, et dans certains villages, l'accès à l'électricité ne se fait que pendant un certain créneau horaire. Le rythme de vie est bien différent de celui auquel nous sommes habitués. Et c'est aussi ce qui fait la richesse de ce voyage.
Faire un trek au Cap-Vert, ce n'est pas seulement voir de beaux paysages, c'est une immersion dans une réalité avec un quotidien plus simple, parfois moins confortable. C'est une véritable aventure qui invite à relativiser sur son propre confort. Et c'est ce que je retiendrai, après plusieurs années. Cette randonnée au Cap-Vert permet de sortir de ses habitudes, en offrant une belle leçon d'humilité et d'ouverture d'esprit.
Enfin, Santo Antão se prête parfaitement à un trek itinérant. Les étapes s'enchaînent naturellement, permettant de découvrir des paysages très variés sans avoir l'impression de redondance. Cette diversité, associée à une immersion dans la vie locale, fait de Santo Antão l'un des plus beaux endroits où réaliser un trek au Cap-Vert.
Préparer son trek au Cap-Vert
Comment rejoindre Santo Antão ?
Le Cap-Vert dispose de trois aéroports internationaux. L’aéroport Amilcar Cabral, sur l’île de Sal ; l’aéroport Nelson Mandela, à Praia, capitale du Cap-Vert sur l’île de Santiago ; et enfin, l’aéroport Cesaria Evora, à São Pedro, sur l’île de São Vicente. Il existe des vols directs depuis Paris jusqu'à São Vicente, en 6h environ, avec la compagnie locale Cabo Verde Airlines. La compagnie TAP Air Portugal propose aussi des vols jusqu'au Cap-Vert, avec escale à Lisbonne.
Il n'y a pas d'aéroport à Santo Antão. Le plus simple est donc d'atterrir à l'aéroport de São Vicente, puis de prendre un ferry depuis Mindelo pour rejoindre Santo Antão. La traversée dure environ une heure et rejoint la ville de Porto Novo. Si vous voyagez avec une agence de voyage, ils assureront les liaisons jusqu'au point de départ de votre randonnée. Si vous voyagez en autonomie, vous pourrez prendre des aluguers, les transports publics du Cap-Vert, ou un taxi.
Quand faire un trek au Cap-Vert ?
La meilleure période pour randonner au Cap-Vert est de novembre à juin, pendant la saison sèche. Les températures y sont idéales et les sentiers facilement praticables. Si vous recherchez des paysages particulièrement verdoyants, privilégiez les mois qui suivent la saison des pluies, entre octobre et décembre.
En réalité, il est aussi possible de faire un trek au Cap-Vert le reste de l'année, mais les précipitations sont plus fréquentes durant les mois d'août et de septembre. Elles sont souvent brèves, mais les sentiers peuvent être plus glissants et moins praticables.
Quel niveau faut-il pour un trek au Cap-Vert ?
Il existe plusieurs itinéraires de randonnée à Santo Antão, avec chacun son niveau de difficulté. L'île possède pas mal de reliefs, et les étapes alternent régulièrement montées et descentes, ce qui peut être fatigant sur la durée.
Pour faire un trek à Santo Antão, il est préférable d'avoir une bonne condition physique et d'être habitué à marcher plusieurs jours d'affilée. Rassurez-vous néanmoins, vous n'avez pas besoin d'être un sportif de haut niveau pour autant. De mon côté, c'était mon premier trek, je n'avais jamais marché six jours d'affilée avant ce trek.
Concernant les sentiers eux-mêmes, ils sont bien tracés, parfois pavés à l'approche des villages. Il n'y a pas de passages aériens ou particulièrement techniques.
Faut-il partir avec un guide ?
Il est possible d'organiser un trek au Cap-Vert sans guide. Les sentiers sont bien marqués, les habitants sont accueillants et si vous êtes équipés d'une carte ou d'une application de randonnée, c'est faisable.
De notre côté, nous sommes partis avec un guide, et ça a plusieurs avantages. Il facilite la logistique, réserve les hébergements, partage de nombreuses informations sur la culture capverdienne et les traditions locales. Enfin, c'est l'assurance de ne pas se perdre. Cela permet de profiter pleinement des paysages, sans se soucier de l'organisation et de l'itinéraire en lui-même.
Que mettre dans son sac ?
Un trek à Santo Antão ne nécessite pas de matériel technique. Il est en revanche important de voyager léger et d'emporter l'essentiel. Emportez bien évidemment de bonnes chaussures de randonnée que vous avez déjà portées, ne testez pas de nouvelles chaussures pour un trek d'une semaine. Prenez un sac à dos confortable, des vêtements respirants sans oublier une polaire pour les soirées fraîches, et tout ce qu'il faut pour vous protéger du soleil, casquette, lunettes et crème solaire.
Prenez bien évidemment une gourde ou deux, prévoyez deux litres d'eau par jour et par personne. Si vous avez l'habitude d'utiliser des gourdes filtrantes ou des pastilles pour purifier l'eau, prenez-en aussi. Mais vous pourrez vous procurer de l'eau potable chez l'habitant tous les soirs.
Côté équipement de randonnée, vous pouvez prendre des bâtons de randonnée. Nous en avions pris pour la première fois, et c'est vrai que ça peut aider pour les montées mais aussi les descentes.
Enfin, préparez une trousse de premiers secours. Désinfectants, pansements classiques et pansements spécifiques pour ampoule pourront vous être utiles en cas de petits bobos. Le Cap-Vert est un pays pour lequel notre organisme n'est pas forcément adapté. L'eau courante n'est pas toujours potable et quelques précautions sont à prendre pour éviter de tomber malade. Attraper la turista en voyage, c'est déjà embêtant, mais en trek, c'est encore plus compliqué. Dans cet autre article, je vous donne quelques conseils pour ne pas tomber malade en voyage.
Combien coûte un trek à Santo Antão ?
Le budget dépend des options et prestations que vous choisirez. Un voyage avec guide, hébergements et transports sera naturellement plus cher qu'un trek réalisé en autonomie. À savoir que le Cap-Vert est l'une des destinations de randonnée les plus accessibles en termes de rapport qualité-prix.
À titre indicatif, nous avions fait appel à l'agence Terres d'Aventure pour notre trek, celui que je vous raconte ci-dessous. Il s'agit du trek "La haute route de Santo Antão" que vous pouvez réserver à partir de 1490€ par personne, vols inclus.
Notre itinéraire de 6 jours à Santo Antão
Il existe de nombreux itinéraires de randonnée à Santo Antão. Nous avons choisi un trek au Cap-Vert de six jours qui alterne sentiers de montagne, vallées et petits villages isolés. À chaque étape, nous avons eu l'opportunité de découvrir une nouvelle facette de l'île, avec des paysages différents d'un jour sur l'autre. Voici notre itinéraire jour après jour.

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Jour 1 : De Porto Novo à Cha de Feijoal : 10,7 kilomètres – 500 m D+

Après avoir passé la nuit sur l'île de São Vicente, nous prenons le ferry pour rejoindre Santo Antão. Après une heure, nous arrivons à Porto Novo, puis un van nous emmène à l'ouest de l'île, où démarre notre trek au Cap-Vert. Nous sommes déjà à 1 500 mètres d'altitude.


La première étape de cette randonnée est la montagne d'origine volcanique Topo da Coroa, point culminant de l'île à 1 979 mètres d'altitude. Grimper jusque là-haut est déjà une rude épreuve, notamment à cause de la poussière volcanique. On avance d'un mètre, on recule de deux mètres. Au bout de 5 km de marche, nous atteignons le sommet de l'île. La descente n'est pas forcément plus simple. Avec la couche épaisse de poussière, on glisse plus qu'on ne marche, mais c'est finalement plus rapide.

Dès les premiers kilomètres, nous comprenons pourquoi Santo Antão est très appréciée des randonneurs. Les sentiers serpentent encore les reliefs volcaniques, et les jambes chauffent dès le début. Lors de cette première étape de trek au Cap-Vert, dans l'ouest de Santo Antão, la végétation est encore discrète, les paysages sont très secs et arides.
Nous terminons notre première journée de marche à Cha de Feijoal, après 10,7 km de marche et 500 mètres de dénivelé positif. Nous dînons et dormons chez l'habitant, à la belle étoile, sur la terrasse de sa maison. Le confort est très sommaire. Lorsque nous y étions en 2021, il n'y avait l'électricité que de 18h à 23h, une douche qui consistait en une bassine d'eau froide, et des toilettes mais sans chasse d'eau. Ça a peut-être changé depuis car il profitait à l'époque de l'argent gagné pour réinvestir dans l'amélioration de la maison. Dans tous les cas, c'est le début d'une véritable immersion dans le quotidien capverdien, bien loin du tourisme de masse et de notre confort habituel.
Jour 2 : De Cha de Feijoal à Alto Mira : 18,2 kilomètres – 930 m D+

Après une première nuit assez rudimentaire à Cha de Feijoal, nous reprenons notre randonnée à travers les paysages arides de l'ouest de Santo Antão. Nous rejoignons le rebord de la falaise qui délimite le plateau de Norte. Le sentier, tracé à flanc de montagne, domine le vide et offre des vues incroyables sur le reste de l'île. Le passage peut paraître vertigineux, mais le chemin est assez large, il n'y a donc pas de difficulté particulière. Cette vue est réellement l'un de mes coups de cœur sur ce trek du Cap-Vert.

Le dénivelé commence à se faire sentir. Pendant la journée, nous enchaînons les montées et les descentes, jusqu'à descendre jusqu'à une altitude de 550 mètres, au niveau de la Ribeira Alto Mira. Nous remontons finalement jusqu'au village d'Alto Mira. À mesure que nous nous rapprochons du village, la végétation devient plus présente et les premières cultures en terrasses se dessinent dans la vallée. Nous terminons cette deuxième journée de marche après 18,2 km et 930 mètres de dénivelé positif.
Nous passons la nuit à Alto Mira, à l'hôtel Residencial Amadeu Ramos. Ce logement a été une pépite dans ce voyage au sommet du dépaysement. Nous retrouvons un vrai lit, l'eau courante, une douche chaude et même une piscine ! Après ces deux premières étapes et la nuit précédente qui n'a pas été particulièrement reposante, on en profite pour se détendre et reprendre des forces.
Jour 3 : De Alto Mira à Lagoinha : 17,4 kilomètres – 1 370 m D+

Après une nuit reposante à Alto Mira, nous attaquons la troisième journée de notre trek au Cap-Vert, et c'est certainement l'une des plus éprouvantes. Nous quittons le village d'Alto Mira et nous dirigeons vers des paysages plus montagneux.

Après trois kilomètres alternant petites montées et petites descentes, nous attaquons l'ascension de l'imposante falaise de Salto Preto. Cette ascension est très difficile. Elle est longue, presque 5 kilomètres, et raide, en moyenne 20%. Et pour ne rien arranger, le sol est difficilement praticable. Entre la caillasse glissante et les marches un peu trop hautes, je n'en voyais pas la fin... À mesure que nous montons, nous nous enfonçons dans un épais brouillard. Finalement, une fois arrivés en haut de la falaise Salto Preto, à 1 650 mètres, nous sommes complètement dans les nuages et ne voyons absolument rien du paysage qui nous entoure.
Nous redescendons ensuite sur le plateau de Lagoa. Nous finissons cette journée de marche par une très longue ligne droite et plate, pendant 4 km environ. Ce n'est pas la partie la plus passionnante de la randonnée. Nous atteignons finalement Lagoinha, après 17,4 km et 1 370 mètres de dénivelé positif. Ce fut une journée particulièrement exigeante, qui marque la moitié de notre trek. Mais elle illustre ce qui rend un trek au Cap-Vert aussi unique : la variété des paysages et la sensation d'évoluer dans une île où chaque vallée possède sa propre identité.
Nous étions supposés dormir sur un toit-terrasse, mais à cause du mauvais temps, nous dormons finalement dans une école tout près.


Jour 4 : De Lagoinha à Ribeirão : 11,7 kilomètres – 900 m D-

C'est une courte quatrième journée de marche qui nous attend. Nous faisons face à un changement de programme, à cause de la mauvaise météo, et nous nous arrêterons plus tôt que prévu en fin de journée. Mais pas d'inquiétude... nous ferons le complément dès le lendemain !
Au départ de Lagoinha, nous nous mettons en route vers le nord de l'île. On découvre alors la vallée de la Ribeira Grande, la plus grande vallée de l'île, où on cultive notamment la canne à sucre. Les trois premiers kilomètres sont assez plats, et nous attaquons ensuite une longue descente de presque 6 km, qui nous amène des 1 250 mètres d'altitude où nous avons dormi à seulement 410 mètres d'altitude. Nous quittons peu à peu la partie aride de l'île. Et au fil de la descente, la végétation apparaît progressivement. Les cultures en terrasses contrastent avec les reliefs volcaniques, offrant des paysages magnifiques.
Pour ce quatrième jour de marche, nous changeons de rythme. La distance est raisonnable et le dénivelé assez faible, ce qui nous permet de prendre davantage le temps d'observer les panoramas, de faire quelques pauses, et de profiter du calme qui règne sur les sentiers. Parce qu'un trek au Cap-Vert c'est aussi avoir la sensation d'être parfois seuls au monde.

Nous terminons cette quatrième journée à Ribeirão, après 11,7 km et environ 900 mètres de dénivelé négatif. L'ambiance y est paisible et l'accueil chaleureux, comme partout depuis que nous avons démarré notre trek au Cap-Vert. Nous dormons sur un toit-terrasse et cette nuit-là, j'ai la chance d'apercevoir un ciel étoilé comme je n'en avais jamais vu. Un spectacle incroyable.
Jour 5 : De Ribeirão à Pico Da Cruz : 22,5 kilomètres – 1 790 m D+

Cette cinquième étape est sans hésitation la plus exigeante de notre trek au Cap-Vert. À cause du changement de programme de la veille, c'est ce jour-là que nous rattrapons ce qui n'a pas été fait. Nous quittons Ribeirão, à 250 mètres d'altitude.
Le ton est donné dès les premiers kilomètres : 100 mètres de dénivelé positif sur le premier kilomètre. Le sentier se poursuit dans des paysages à la végétation luxuriante. Nous longeons de nombreux champs de canne à sucre, marchons sur des rigoles d'eau, et suivons des sentiers pavés. Après 6 km de marche, nous sommes déjà à 640 mètres, et attaquons une belle montée raide de près de 3 km avec une pente de 22% en moyenne.

Nous poursuivons notre ascension, avec certains petits moments d'accalmie. La montée est longue et parfois soutenue, mais chaque pause est récompensée par des panoramas de plus en plus beaux. Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans une forêt de pins des Canaries, et le brouillard commence doucement à s'installer. Nous continuons notre randonnée par l'ascension du Pico da Cruz.
Après 18 km de marche et près de 1 300 mètres d'altitude, nous arrivons au cratère de Cova, une caldeira volcanique spectaculaire. Appartenant au parc naturel de Cova, Paúl et Ribeira da Torre, il s'agit de l'un des sites les plus emblématiques de l'archipel. Malheureusement, le brouillard nous empêche de voir quoi que ce soit du cratère de Cova.

Nous arrivons finalement à Pico da Cruz, à 1 505 mètres d'altitude, après une cinquième journée éprouvante de 22,5 km et 1 790 mètres de dénivelé positif. Nous ne grimpons pas jusqu'au sommet de Pico da Cruz, qui culmine à 1 585 mètres, car il est déjà tard et la météo n'est pas suffisamment bonne. C'est notre nouveau record. La fatigue est bien présente, mais elle est compensée par la fierté d'avoir accompli la plus belle journée sportive du voyage.
Jour 6 : De Pico Da Cruz à Boca di Figueral : 9,8 kilomètres – 1600 m D-

Pour cette sixième et dernière journée de randonnée à Santo Antão, nous quittons les hauteurs de Pico da Cruz à l'aube. Nous rebroussons chemin, et bifurquons sur la droite, un peu avant le cratère de Cova.
Cette étape est une longue descente, puisque nous passons de 1 500 mètres d'altitude, et notre objectif se trouve à seulement 100 mètres d'altitude. C'est moins éprouvant physiquement que les étapes précédentes, notamment celle de la veille et ses interminables montées. Pour autant, les descentes sont parfois plus compliquées que les montées. Il faut rester concentré sur chacun de ses pas, faire attention aux genoux, aux chevilles, à ne pas glisser, à ne pas déraper... C'est là que des bâtons peuvent aider.
Nous rejoignons la vallée de Paul où la végétation tropicale se fait de plus en plus dense. Pour cause, il s'agit de la vallée la plus verte et la plus cultivée du Cap-Vert : des cannes à sucre, des caféiers, des orangers, des bananiers, des ignames, et tant d'autres que nous ne reconnaissons même pas.


Nous déjeunons chez un local une des spécialités culinaires du Cap-Vert : la cachupa, un ragoût dont les ingrédients de base sont le maïs et les haricots secs. Puis nous repartons pour quelques kilomètres de marche, jusqu'à Boca di Figueral, où notre trek au Cap-Vert se conclut après six jours de marche. Cette sixième et dernière étape se termine après 9,8 km et environ 1 600 mètres de dénivelé négatif.

Peu de destinations offrent une telle diversité dans les paysages. Au fil des étapes, nous sommes passés de plateaux volcaniques arides aux cultures en terrasses où bananiers et cannes à sucre dessinent le paysage, en passant par des vallées verdoyantes. Chaque journée avait sa propre identité et donnait l'impression de découvrir une nouvelle facette de Santo Antão.
Mais notre trek au Cap-Vert ne se résume pas à ses panoramas, aussi beaux qu'ils aient été. C'est aussi une véritable immersion dans le quotidien des Cap-Verdiens, bien loin de notre confort et notre surconsommation. Les sentiers que nous avons empruntés sont utilisés quotidiennement par les habitants pour rejoindre les villages voisins ou pour transporter de l'eau ou des récoltes. Nous n'avions jamais connu un voyage aussi "roots", et ça restera l'un des souvenirs les plus marquants de cette aventure. Cette aventure permet une véritable prise de recul sur notre quotidien, notre façon de vivre, et ce qui nous paraît normal et habituel.
Physiquement, il s'agit d'une randonnée exigeante. Les montées et les descentes s'enchaînent et certaines étapes demandent une bonne endurance. Mais il n'y a pas de difficulté technique particulière. Si vous êtes capables de marcher plusieurs jours d'affilée et que vous avez l'habitude du dénivelé, ce trek sera sûrement à votre portée.
Si vous aimez les grands espaces, les randonnées itinérantes et les destinations encore préservées du tourisme de masse, alors un trek à Santo Antão mérite probablement une place sur votre liste de voyages. Et si vous aimez les treks, n'hésitez pas à lire mes articles sur le trek au Canyon de Colca et le trek à Vinicunca, tous deux au Pérou.


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